Quelques infos sur notre stage de novembre

 

Stage De Novembre 2017

Bonjour à tous et toutes,
Durant ces trois jours de stage, je vous propose d’aborder une thématique capitale du jeu d’acteur que je résumerais par « la folie ».
Bien entendu il n’est pas question de passer trois jours à se balancer sur son siège en poussant des cris de bêtes apeurées ! (Quoique cela pourrait être amusant)
Il s’agit de trouver le grain de folie intérieur qui libère l’exceptionnel.
Du simple décalage de « Bridget Jones » à la folie meurtrière du « Joker » en passant par toutes les nuances humoristiques des frères Marx, De Funès, Chaplin, Bourvil, Dany Boon en n’oubliant pas les nuances de cynisme de Robert Downey Jr. , le calme apparent de Antony Hopkins, la méchante jalousie de Rowan Atkinson,  ou l’anglaise attitude de Hugh Grant sans oublier la sensualité exacerbée de Victoria Abril, la fragilité de Penelope Cruz, la force de Simone Signoret … (on ne peut évidemment les citer tous et toutes)
Ce qui retient notre attention chez tous les acteurs et actrices que nous aimons, c’est leur capacité à faire du quotidien de l’exceptionnel.
C’est l’exceptionnel qui captive, qui séduit, qui réjouit. Rien de pire qu’une journée, qu’un film, qu’un spectacle ou, pire, qu’un être que l’on pourrait résumer par « rien de spécial »
Voilà donc à quoi nous allons consacrer ce stage; à trouver l’étincelle, le regard, le vécu qui rend l’ordinaire, rare !
Au plaisir de vous y retrouver (ce sera déjà un moment rare)

Patrick Courtois

Intéressé ?

Pour renseignements, veuillez contacter madame Colette Huque
au courriel :  ricol.ronsmans@gmail.com
Ou confirmer votre inscription en versant la somme de 100 € sur le compte de l’ANTA  BE10 0013 6816 6004 en spécifiant votre nom
et  « Stage de novembre »

 

 

Un nouveau stage dans le viseur avec PATRICK COURTOIS

L’ANTA est heureuse  de vous proposer son tout prochain stage
qui se déroulera comme d’habitude à la
Marlagne, le samedi 11, dimanche 12, et lundi 13 novembre 2017.
Nous avons la chance d’avoir pour la  1ère fois à l’ANTA, Patrick Courtois, acteur, metteur en scène et comédien, vivant à Paris et qui accepte de venir animer notre groupe sur un thème particulier  » La Folie ». (Les infos précises sur ce thème seront publiées prochainement) 
Il nous viendra spécialement de Paris où il joue actuellement « Le chat et la mouette » . Quelques jours de repos pour passer un moment en famille à Namur et bien sûr le stage de l’ANTA.
Vous en saurez plus sur ce très sympathique  artiste en consultant son site:    http://patcourtois.wixsite.com/patrickcourtois

Le prix du stage de 3 jours s’élève à 100 € par personne et comprend outre la participation à la formation, le café ou thé à l’accueil, le repas complet de midi plus une collation et boisson à 16 h .
Les journées débutent à 9,30 h et se terminent à 17,30 h ou 18 h.
Le payement est à effectuer sur le compte de l’ANTA : BE10 0013 6816 6004

Le nombre de places étant limité à 15, les inscriptions sont prises en considération par ordre d’arrivée de payement.
En cas de désistement 10 jours avant le stage, aucun remboursement n’est possible sauf raison grave ( cela va de soi)

Pour l’ANTA
Colette Ronsmans et JP HURET

 

 

 

 

 

Rapport sur un stage fait de précieux petits riens

Pour ce stage d’été, Philippe Vauchel, a pris le pari de faire sortir la bête qui est en nous. Mais point question de rugissement ! L’enjeu était d’y arriver sans rien faire, sans rien dire en scène, ou si peu. Une économie de paroles, pour mieux comprendre qu’il y a de la vie dans le vide et qu’il s’y joue toujours quelque chose.
On note d’emblée que notre maître de stage utilise régulièrement deux mots : « carrément » et « crapuleux »… Et bien, nous demander d’exister sur scène à partir de rien, a pu prendre des allures de torture carrément crapuleuse (mais délicieuse), pour les théâtreux habitués que nous sommes, de nous appuyer sur un texte, connu au rasoir (dans le meilleur des cas), ou encore nos déplacements.
Plusieurs bêtes veulent s’enfuir en comprenant que c’est d’improvisation dont il sera question. Mais la crainte devient vite exaltante pour qui accepte la peur du vide, et on en redemande ! En bourreau attentif et bienveillant, Philippe Vauchel ne lâche pas la bête sans indication.
Il nous conseille de nous aider de points fixes où ancrer le regard et de créer autour de ceux-ci. Les exercices individuels et collectifs d’improvisation se succèdent et nous bousculent en nous imposant de nous dépouiller du « cérébral ». Oser appeler la bête dans l’arène sans avoir la moindre idée de ce qu’elle va y faire, pour qu’elle jouisse enfin de toute sa liberté. Les exercices se complexifient lorsqu’outre les points fixes, c’est une phrase, une onomatopée, voire un son qui est imposé.
Ne rien faire pour être résolument présent ! Presque une philosophie de vie, dans une société hyperactive et connectée dans laquelle ne rien faire est associé à une petite mort. La mort, que Philippe Vauchel évoque souvent, pour en rire et faire rire.
Lorsque le stagiaire bute et se sent bête, Philippe Vauchel monte sur scène, montre l’exemple et mouille la chemise. Il s’amuse alors à faire lui-même le et la bête, tout en suggérant ce qui aurait pu s’improviser à partir d’une poêle à frire ou une chaise. Il imite et exprime tout haut, avec des attitudes clownesques, les dialogues intérieurs déchirant le stagiaire ne sachant quoi faire d’une phrase imposée, voire, de lui-même. Cette bête-là fait mouche à chaque fois ! Une réplique ou une anecdote toujours à propos et fulgurantes et les rires fusent. Illustration parfaite de ce que se faire entendre en peu de mots est souvent la marque des grands.
Au gré de nos échanges, on s’interroge sur comment définir la bête. Mais la bête supporte mal l’enfermement, à fortiori d’une définition. On lui a alors permis de se déchainer dans des exercices plus expansifs tels que le « salut, comme au cirque ». Plusieurs groupes viennent présenter une performance volontairement dérisoire, sans rien d’autre que des cris excessivement enthousiastes. Les tableaux qui défilent nous plongent dans l’hilarité générale et les applaudissements sincères.
Notre maître dans l’art de l’infiniment proche, affectionne également les instants suspendus et l’exercice dit du « musée intime ». Philippe Vauchel, dont la maison doit avoir des allures de musée de l’insolite, a amené de chez lui une multitude d’objets servant aux exercices. En une fraction de seconde, ils servent à la création d’une ambiance tamisée pour une parenthèse légère et enchantée où chaque bête est invitée à improviser un souvenir.
Bref, nous avons ri et rugi, crié et chuchoté … il est même arrivé, instant précieux s’il en est, que nous nous soyons tus, mais tous ensemble !

Lorraine Montellier
Présidente des Homards de Vinci

Notre prochain stage de juillet

Chers amis du Théâtre d’amateurs
et amoureux des stages,

 

L’ANTA est heureux  de vous proposer son tout prochain stage
qui se déroulera comme d’habitude à la
Marlagne, du mercredi 26  au samedi 29 juillet.

Nous avons la chance d’avoir pour la  1ère fois à l’ANTA,
PHILIPPE VAUCHEL,qui nous concocte certainement un sujet intéressant et cela avec l’humour qu’on lui connaît !

Le nombre de places étant limité à  ( 14 participants max.)  les inscriptions sont prises en considération par ordre d’arrivée de payement.

En cas de désistement moins de 10 jours avant le stage , aucun  remboursement n’est possible sauf raison grave (cela va de soi !) 

Le prix du stage de 4 jours s’élève à   110 € par personne et comprend , outre la participation à la formation,  le café ou thé à l’accueil, le repas complet de midi et boisson plus collation à 16h.

Les journées débutent à 9h30 et se terminent à 17h30 ou 18h .

Le payement est à effectuer sur le compte de l’ANTA :

BE10 0013 6816 6004 

L’ANTA assure les participants à son stage (assurance FNCD du 1er juillet de l’année en cours au 30 juin de l’année suivante) si le payement est effectué.

Envoyez par e-mail à ricol.ronsmans@gmail.com  vos coordonnées ( nom, prénom, date de naissance, adresse, téléphone, GSM, et le nom de votre troupe éventuellement 

Nous sommes impatients de vous retrouver pour ces 4 jours qui s’annoncent comme un pur bonheur ! 

Colette Huque pour l’ANTA

Thème du stage:

« Quand la bête surgit… »

La bête c’est nous…en scène.
Une bête timide souvent…
Se rassurant avec du cérébral…
P
rofitant assez peu de sa liberté…
Sous-estimant les nombreux chemins où elle peut nous entraîner…

Ce stage se concentrera sur le nous en scène, sur le bête que nous sommes. 

Quelques objectifs :
                  Se désencombrer de tous nos « rassurants cérébraux » pour retrouver une disponibilité organique de la bête . 

                  Oser entrer en scène et attendre la transformation de cet apparemment « rien ». 

                  Expérimenter à partir de petites contraintes le prolongement d’un geste, d’un regard, d’un espace, d’un cri, d’un objet, d’une image, d’un son… 

                  Partager des pépites d’humour, de poésie sauvage, de pure émotion, d’absurdie, de tremblements d’existence issus de la bête. Et ce, à travers de petits exercices individuels, en couple ou collectifs dans le plaisir et le plus grand respect de tous. 

                  Construire et partager un petit musée intime de la bête.

 Nous écouterons alors pour notre plus grand plaisir, la bête bramer, rire, pleurer, se taire…

L’intervenant

 Comédien,a uteur, metteur en scène,  professeur poète au grand front pour mieux accueillir le monde, Philippe Vauchel est un boulimique de théâtre. 

La plupart des scènes belges l’ont accueilli ( Théâtre National, Théâtre du Rideau de Bruxelles, Théâtre de la vie, Théâtre Royal du Parc, Théâtre Royal des Galeries, Théâtre Le Public, Théâtre de la place des Martyrs…) dans un théâtre de répertoire. 

En 2000, au Théâtre de Namur, il crée « trois secondes et demie », un spectacle en appartement où il explore les codes du Théâtre Intime ( plus de 450 représentations en Belgique et en France)

On citera également « sherpa », « Le cri du Huard », coproduction du Théâtre de Namur et du Théâtre le public. 

En 2004, il fonde le Théâtre Nationale 4 avec lequel il sillonne les 4 coins de la Belgique, de la France, de la Suisse et du Québec, notamment avec le spectacle

« La Grande Vacance », où un mortel débarque parmi d’autres mortels pour partager sa condition de mortel. 

Pour le Théâtre de Carouge( Genêve), il crée en 2013-2014, »100.000 tiroirs et des poussières », spectacle d’appartement.

Le plaisir du « chercher ensemble » et  du « rencontrer l’autre » l’ont amené à enseigner dans différentes écoles.

Il promène aussi sa bouille de pierrot Lunaire, d’écorché, voire de clown mélancolique, au travers de nombreux films et téléfilms.( Molinaro, de Brocca, Clavier, Nahum…) 

Sa dernière création, « Le Dire des Forêts » du Rideau de Bruxelles, sera présente cet été au Festival de Théâtre de Stavelot et au Festival de Spa.

 

Stage de l’ANTA les 15, 16, et 17 avril à la MARLAGNE.

Chers amis stagiaires,

Je vous transmets les dernières infos que je viens de recevoir de notre prochain maître de stage « Freddy Bada ».

Tout cela me paraît fort intéressant de plus se retrouver entre amis comédiens et dans un beau cadre comme  La Marlagne nous assure  de belles fêtes de Pâques !

Pour rappel, il vous est demandé 100€ pour les 3 jours (café ou thé à l’arrivée, repas complet le midi et gouter à 16h) à verser au compte de l’ANTA : BE10 0013 6816 6004, votre versement servira de réservation. Ne tardez pas il reste  quelques places !!

Au plaisir de se retrouver au Théâtre !
Colette Huque administratrice ANTA

Projet de formation.

TITRE : Du texte couché au texte debout

Objet :  la formation a pour but de rendre le comédien autonome dans son approche du texte de théâtre et dans la démarche et les choix qu’il doit mettre en place pour l’interpréter. Cette formation, essentiellement interactive (le jeu est au premier plan), pose les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qu’un texte de théâtre ?
  2. Comment, à partir de la manière dont il est structuré, se l’approprier, lui donner sens, en découvrir les intentions, le mémoriser ?
  3. Étant nous-mêmes l’instrument de son interprétation, comment assouplir cet instrument, le diversifier, le personnaliser ?
  4. Comment rendre le texte et son interprétation visibles dans l’espace et le rythme, de façon claire (mise en place) et métaphorique (mise en scène) ?

Freddy Bada                       

Rue François Boussemanne, 22
5020 Vedrin
Tel : 0478760706
Né à Fumal, le 14 juillet 1943.

Comme enseignant :

Études de philologie romane à l’UCL. A été professeur de langue maternelle dans le secondaire, professeur de communication et de didactique dans l’enseignement supérieur, membre du jury d’État et de la Commission d’homologation, conseiller pédagogique pendant 13 ans pour les écoles secondaires libres des provinces de Namur-Luxembourg et inspecteur pour les autres provinces. Retraité, il est encore actuellement formateur pour l’IFC (la formation continuée des professeurs du secondaire en Communauté française). Ses formations ont pour sujet « La poésie et l’oralité « (D’après son livre paru chez De Boeck) et « Le théâtre en classe entière » (livre en cours de parution.)

Comme comédien et metteur en scène :

Études à l’IAD, et au cours d’Yvan Baudouin. A travaillé et donné des répliques au Conservatoire Royal de Bruxelles, aux cours d’André Debaar et de Claude Étienne. Membre de plusieurs jurys d’académie. A créé avec Jean Giar le Théâtre de l’Escalier où il a été directeur artistique, comédien et metteur en scène pendant 15 ans. A collaboré avec quelques autres théâtres (Théâtre Molière, Théâtre de la Marquise, Théâtre National, Théâtre du Lundi, Théâtre de la Tour (qu’il a créé et dirigé), Théâtre des Gros nez (Marionnettes et théâtre d’ombres) ; a collaboré pendant dix ans avec Robert Delieu à La Maison de la Poésie de Namur où il a été à la fois scénariste, comédien et metteur en scène, et où il a créé, dirigé et mis en scène pendant 3 ans un théâtre poétique professionnel en plein air (six semaines de représentations en juillet et août). Il dirige actuellement « L’atelier théâtral » de l’Utan de Namur (Université du troisième âge). Il est reconnu comme metteur en scène professionnel par la Communauté Française.

Auteurs pratiqués comme comédien et/ou metteur en scène : Musset, Molière, Brecht, Giraudoux, Schisgal, Orkény, Kohout, Gautier, Gozzi, Goldoni, Companez, Guitry, Anouilh, Dario Fo, Kundera, Saunders, Ionesco, Lorca, Claudel, Feydeau, Labiche, Courteline, Apollinaire, Romains, Ustinov, Haïm, Ribes, Roussin, Roblès, Tardieu, Van Cauwelaert, Tarabusci, Aristophane, Shakespeare…

Ces questions seront posées à partir de textes nombreux et variés dont on interrogera la structure et le sens, dans la perspective d’une interprétation qui soit à la fois respectueuse (objective) et personnelle (donc subjective).

Les textes de théâtre ainsi que des textes théoriques seront fournis par le formateur. Il est conseillé d’avoir une tenue sportive et de prendre avec soi de quoi noter.

 

Stage avec Norman Taylor:
« Il m’a dit bouge de là »

Les 4, 5 et 6 novembre dernier se tenait à la Marlagne le stage animé par Norman Taylor, ayant pour thème « Attention où vous marchez, vous piétinez vos rêves ! ». Plus qu’un stage, une rencontre !

Le ton fut d’emblée donné : la part belle serait faite au mouvement que notre homme analyse, décompose, décortique et dissèque…pour finalement arriver à tout dire, sans un mot !

Pour ce faire, le professeur au physique spectaculairement nerveux et dynamique, observe sans relâche le groupe et chacun, jusqu’à trouver celui ou celle que l’inspiration ou l’exercice du moment lui donne envie de singer. Norman Taylor demande alors, avec bienveillance, l’autorisation de sa victime, toujours follement consentante d’être mimée par le maître de cérémonie. Car il est en effet grisant et toujours hilarant d’être imité par Norman Taylor.

Autorisation obtenue, celui-ci, avec un délicieux accent anglais, s’extasie et interpelle le groupe: « C’est excellent, venez voir tout ce qu’il ne faut pas faire ! ».  L’enthousiasme est non feint car Norman se saoule du mouvement des autres. Tous sont prétextes à exercices et enseignements.

Du bout de son regard perçant, il scanne en quelques secondes les attitudes les plus anodines, telle que la descente d’un escalier. Après avoir été décomposés, quelques pas nonchalants, se transforment en un exercice. En quelque minutes, le groupe se retrouve à descendre ce même escalier à la manière d’une comédie musicale avec la maîtrise (ou pas …) des temps et contre temps.

Au terme des trois jours, c’est tout notre corps qui nous signifie qu’on est passé entre les mains de Norman Taylor, qui n’a cessé de nous dire « Bouge de là … mais pas comme ça ! ». Chacun de nos muscles, même certains dont on ignorait l’existence, a été sollicité en bougeant à la manière d’un super héros, Monsieur Hulot ou encore de Charlot.

Loin d’avoir piétiné nos rêves, on en a touché quelques-uns !

Lorraine MONTELLIER

Présidente des Homards de Vinci

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