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Il n’est pas trop tard mais il est temps

Chers toutes et tous,
Notre stage de printemps arrive à grands pas, il est donc  temps pour ceux qui ne sont pas encore inscrits de le faire rapidement !Pour rappel, il sera animé par Patrick Courtois qui nous promet un thème des plus intéressant avec une belle surprise le dernier jour,je ne vous en dis pas plus sinon il n’y a plus de mystère !!!Les stagiaires qui ont déjà vécu un stage  avec Patrick ( il y a trois ans ) se souviennent de tous les bons moments passés en sa compagnie !Les uns le retrouveront avec plaisir et les autres seront enchantés de le rencontrer pour un stage du tonnerre !!!
Au grand plaisir de vivre des jours heureux ensemble,Belles journées de printemps précoce à chacun Théâtralement vôtre Colette Huque responsable des stage de l’ANTA
Infos pratiques sur l’onglet « STAGES »

Notre prochain stage de l’ANTA

Chers toutes et tous,
Notre stage de printemps arrive à grands pas, il est donc  temps pour ceux qui ne sont pas encore inscrits de le faire rapidement !Pour rappel, il sera animé par Patrick Courtois qui nous promet un thème des plus intéressant avec une belle surprise le dernier jour,je ne vous en dis pas plus sinon il n’y a plus de mystère !!!Les stagiaires qui ont déjà vécu un stage  avec Patrick ( il y a trois ans ) se souviennent de tous les bons moments passés en sa compagnie !Les uns le retrouveront avec plaisir et les autres seront enchantés de le rencontrer pour un stage du tonnerre !!!
Au grand plaisir de vivre des jours heureux ensemble,Belles journées de printemps précoce à chacun Théâtralement vôtre Colette Huque responsable des stage de l’ANTA

Le stage ( de Pâques ) qui aura lieu comme d’habitude à La Marlagne, du dimanche 7  au jeudi 11 avril 2019. Nous sommes vraiment heureux de pouvoir  retravailler avec Patrick.
Le prix du stage de 5 jours s’élève à 130€ par personne et comprend outre la participation à la formation, le café ou thé à l’accueil, le repas complet de midi et boisson plus une collation à 16h Les journées débutent à 9h30 et se terminent à 17h30 ou 18h
Le payement est à effectuer sur le compte de l’ANTA : BE10 0013 6816 6004 L’ANTA assure les participants à son stage (assurance FNCD du 1er juillet de l’année en cours au 30 juin de l’année suivante )
En cas de désistement moins de 10 jours avant le stage, aucun remboursement n’est possible sauf raison grave (cela va de soi)
Envoyez par e-mail à ricol.ronsmans@gmail.com vos coordonnées (nom, prénom, date de naissance,adresse ,tél, GSM, et le nom de votre troupe éventuellement
Au très grand plaisir de vous retrouver pour 5 jours de pur bonheur !Avec toute mon amitié Théâtralement vôtre
Colette Huque pour l’ANTA

Thème du stage,

De la vérité du ton théâtrale dans le texte imposé.Le texte impose l’ossature et le rythme de la progression scénique.

Si, il est gage de la compréhension des sentiments, il est aussi la limite de son expression.
Nous allons travailler sur l’appropriation du texte.
Joli mot pour dire simplement donner une impression de naturel dans une écriture qui ne nous appartient pas.
Bien sûr, il a la création du personnage qui aide ou qui masque parfois.
Mais surtout, il y a la respiration du texte.

Nous allons jouer des textes « classique », des scènes de film français mais aussi sur vos textes.
Préparez vos stylos, car vos textes seront interprétés par d’autres comédien avec leur musique, leur respiration, leur dynamique. Ce sera l’occasion de tester vos textes sur d’autres acteurs
Nous travaillerons sur l’idée que nous pensons projeter  et celle que le spectateur reçoit.
Nous tenterons de trouver les ressorts dynamiques du texte, nous travaillerons sur notre apport personnel à sa dynamique et surtout à sa compréhension.
Et bien sûr, ceux qui ont déjà travaillés avec moi le savent, le tout dans la bonne humeur  et sans jugement.

Et petit plus, le dernier jour, il y aura une petite surprise tout à fait en rapport avec le thème.

Patrick Courtois

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Patrick-224x300.jpg.

Patrick Courtois

patcourtois@hotmail.fr

06 23 76 41 36

http://patcourtois.wixsite.com/patrickcourtois


Les impressions d’une stagiaire au stage de Norman Taylor

Bonjour à tous,

Cette semaine a filé bien trop vite : ce fut un plaisir quotidien de converser avec des femmes intéressantes et passionnées, de se laisser dorloter par notre infatigable Colette et de suivre les conseils si pertinents de notre guide sur le chemin de l’expressivité. Une idée, peut-être, pour l’année prochaine : pourquoi pas un stage de ce genre, tout en anglais ? A lire vos mails, peut-être ne seriez-vous pas contre. Et tu verrais, Norman, c’est toi cette fois que nos mines déconcertées feraient rire aux larmes, comme nous devant tes mimiques. A creuser…
Merci à tous, je vous souhaite un splendide mois d’août !
Mireille Maquoi
PS Je joins à ce mail quelques photos de notre stage.

Rapport du stage avec Alexandre Crépet

 

« Ici, maintenant, de toute urgence et à jamais… »

À jamais. Oui, ce stage restera ancré à jamais dans l’esprit et le corps de tous ses participants. Comme dans les contes de fées, on pourrait commencer par « il était une fois… » ou une rencontre humaine et théâtrale avec Alexandre Crépet.
Au programme : le corps en mouvement, le masque neutre et l’approche du clown.
« Le masque constitue un paradoxe merveilleux. Il cache la réalité physique, tout en révélant comment une personne veut être vue » (Joanna Scott)
Voilà une belle entrée en matière. Car c’est par une citation – pas celle-ci d’ailleurs – que nous débutions notre stage, après avoir scrupuleusement tracé un plateau sacré, sur lequel on ne rentre pas n’importe comment. Inspiré par son maître à penser, Guy Ramet, dont l’âme a plané au-dessus de nous pendant toute une semaine, Alexandre nous transmet que nous sommes tous le fils de quelqu’un. Au fil des jours, il nous apprend à casser nos codes intérieurs pour se vider et se remplir à nouveau.
Chaque matin, le même rituel, les mêmes exercices de mise en mouvement, de réveil de notre corps, que nous exécutons avec rigueur. Ce corps, nous le réapprivoisons tous en laissant tomber le cérébral, découvrant alors que « nous sommes plus riches que ce que nous sommes ». Le mouvement, l’équilibre, le déséquilibre, le ressenti d’une onde qui nous traverse, la recherche du geste manquant, enfoui, le retour aux sources, à la terre, à ce qui est primaire, voire animal.
Et puis, ce corps en tension, en urgence : on tombe, on se relève, on souffre.. Tout en se rappelant que ce n’est qu’un jeu… d’acteurs ! 10 acteurs de tous genres, de tous âges, de tous horizons, qui vont petit à petit créer des liens. Sous la houlette et le regard bienveillant de leur maître de stage, ils découvrent aussi comment former un cœur, un cœur en écho qui mémorise, qui prend, « com-prend » et met en mouvement plusieurs individus. On cherche, on regarde, on se nourrit les uns des autres, du geste de l’autre : ensemble, on forme une danse, à chaque fois unique… C’est l’anthropophagie.
Alexandre nous mène subtilement au délicat travail du masque. Et d’un coup, quand nous chaussons ce masque, nous sommes quelqu’un d’autre, mais à la fois nous-mêmes. Nous prenons alors conscience qu’en se laissant aller dans le corporel, tout un espace naît en-dessous et au-dessus de nous.
Et bien sûr, après quelques jours de déjà dur labeur, nous observons en tant qu’ingérants, comment la poésie du clown se dessine sur un visage, à partir du corps, toujours, et en nous livrant de manière brute, abrupte, dans des exercices auxquels nous ne sommes pas habitués. Néanmoins, comme le dit Alexandre, « si c’est facile, c’est mauvais ». Cette vigilance de tous les instants, cette béance nous rend vulnérables certes, mais c’est aussi tout l’art du théâtre. Et nous ne sommes pas seuls, puisque notre chef d’orchestre nous guide sur cette délicate partition que nous écrivons jour après jour.
Il faut le voir pour le croire, le vivre, le ressentir, « l’intussusceptionner ». C’est presque comme une expérience de développement personnel, une évolution, une « re-naissance ». Nous avons effectué un voyage intérieur en nous nourrissant de ce qui naît à l’extérieur. Nous avons créé l’équilibre en oscillant, sur un fil fragile, où des bonds de géants ont pu être franchis chez chacun, et cela, paradoxalement, grâce à des pas de velours nous reliant les uns aux autres.
Cela laisse une trace et nous n’écrirons pas de sitôt le mot « fin ». Alexandre cite encore et toujours et nous enseigne le sens de « l’ici, maintenant… ». Ce ne serait pas l’honorer que de le résumer. Pour lui, comme d’autres avant lui, « la fin d’un mouvement est contenue dans son début »… À jamais.

Valériane Lambotte
Compagnie Parazar

Notre prochain stage avec Norman TAYLOR

Chers amis du théâtre d’amateurs,

L’ANTA est heureux de vous proposer son stage d’été qui se déroulera du lundi 23 au vendredi 27 juillet prochain.

A la demnde générale,, c’est donc Norman Taylor qui animera ces 5 jours de stage
avec comme thème  » Et ça se traduit comment ? » vous recevrez bientôt plus amples détails sur ce sujet intéressant !

Exceptionnellement, nous vivrons ce stage dans les locaux de l’Ecole 14, chaussée de Charleroi à Salzinnes.
L’ANTA a loué cet endroit agréable, plus facile d’accès où nous serons au calme puisque l’école est vide cette semaine-là !

Le prix du stage de 5 jours sélève à 130 € par personne et comprend comme d’habitude, outre la participation à la formation, le café ou thé à l’accueil, le repas complet de midi et boisson plus une collation à 16 h.
Vous y serez chouchoutés comme à la Marlagne !

Le payement est à effectuer sur le compte de l’ANTA : BE10 0013 6816 6004
L’ANTA assure les participants à son stage (assurance FNCD du 1er juillet de l’année en cours au 30 juin de l’année suivante) si le payement est effectué.

Le nombre de places étant limité à (14 participants), les inscriptions sont prises en considération par ordre d’arrivée de payement.En cas de désistement moins de 10 jours avant le stage, aucun remboursement n’est possible sauf raison grave ( cela va de soi)

Comme chaque fois, nous vivrons des jours heureux ensemble, ce sera la fête !!!

LE THEME :

“Et ça se traduit comment?”
Prendre une nouvelle, par Chekhov par exemple, et explorer différent moyens de la mettre (traduire) sur scène. Créer un spectacle à partir d’une œuvre “artistique”.
Nous allons explorer:
-Le texte – écrire le dialogue comme dans une pièce de théâtre
-Le jeu des personnages – et comment jouer un personnage selon la situation
-La danse – créer des ambiances et des lieux
-Raconter – comme les conteurs
-La pantomime des gestes – les gestes qui remplacent les paroles
-Le chœur – pour exprimer des émotions et les états
-Figuration mimée – être les meubles, les portes, les bâtiments
Quelle nouvelle de Chekhov ? “La Dame et le Petit Chien.” Préparation a faire?
Lire la nouvelle. Encore une fois.
Regarder le film “Les Enfants du Paradis” pour la scène de gestes par Barrault.
Se mettre en forme physique.

Avec toute mon amitié
Théâtralement vôtre
Colette Huque pour l’ANTA

Trois jours de folie à la Marlagne

C’est sous ce thème un peu fou que l’ANTA a organisé un stage de trois jours à La Marlagne, sous la direction de Patrick COURTOIS, comédien metteur en scène belge établi à Paris.
Du simple décalage de Bridget Jones à la folie meurtrière du Joker en passant par toutes les nuances humoristiques des frères Marx, De Funès, Chaplin, Bourvil ,le calme apparent de Antony Hopkins, l’anglaise attitude de Hugh Grand, ces trois jours nous ont permis de trouver le grain de folie qui sommeille en nous, mais aussi la capacité de chaque comédien à faire du quotidien de l’exceptionnel, tout cela dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
Rien de pire qu’une journée, qu’un film, qu’un spectacle ou pire, qu’un être que l’on pourrait résumer par « rien de spécial »
Voici donc à nouveau un stage qui nous a permis de nous découvrir davantage.
Le prochain stage se déroulera pendant les vacances de pâques et s’étendra durant 5 jours, toujours à la Marlagne sous la direction cette fois d’Emmanuel Dekoninck .

Un événement FNCD !

La première « journée bibliothèque »


Le samedi 14 octobre 2017, de 10 h à 18 h 30
Où ? Dans la Cour de La Bellone, rue de Flandre 46 à Bruxelles
Pour quoi ? Pour échanger sur des pratiques théâtrales contemporaines
Avec qui ? Des auteurs et des metteurs en scène belges et étrangers
Pour qui ? Les troupes, les comédiens, les metteurs en scène, les auteurs, les professeurs, les lecteurs …et tous ceux qui s’intéressent au théâtre contemporain
Dans le cadre de l’incroyable richesse de sa bibliothèque …
Un événement FNCD à ne pas manquer !
Le programme précis bientôt sur notre site.
On se donne rendez-vous le 14 octobre 2017 !

 

 

Quelques infos sur notre stage de novembre

 

Stage De Novembre 2017

Bonjour à tous et toutes,
Durant ces trois jours de stage, je vous propose d’aborder une thématique capitale du jeu d’acteur que je résumerais par « la folie ».
Bien entendu il n’est pas question de passer trois jours à se balancer sur son siège en poussant des cris de bêtes apeurées ! (Quoique cela pourrait être amusant)
Il s’agit de trouver le grain de folie intérieur qui libère l’exceptionnel.
Du simple décalage de « Bridget Jones » à la folie meurtrière du « Joker » en passant par toutes les nuances humoristiques des frères Marx, De Funès, Chaplin, Bourvil, Dany Boon en n’oubliant pas les nuances de cynisme de Robert Downey Jr. , le calme apparent de Antony Hopkins, la méchante jalousie de Rowan Atkinson,  ou l’anglaise attitude de Hugh Grant sans oublier la sensualité exacerbée de Victoria Abril, la fragilité de Penelope Cruz, la force de Simone Signoret … (on ne peut évidemment les citer tous et toutes)
Ce qui retient notre attention chez tous les acteurs et actrices que nous aimons, c’est leur capacité à faire du quotidien de l’exceptionnel.
C’est l’exceptionnel qui captive, qui séduit, qui réjouit. Rien de pire qu’une journée, qu’un film, qu’un spectacle ou, pire, qu’un être que l’on pourrait résumer par « rien de spécial »
Voilà donc à quoi nous allons consacrer ce stage; à trouver l’étincelle, le regard, le vécu qui rend l’ordinaire, rare !
Au plaisir de vous y retrouver (ce sera déjà un moment rare)

Patrick Courtois

Intéressé ?

Pour renseignements, veuillez contacter madame Colette Huque
au courriel :  ricol.ronsmans@gmail.com
Ou confirmer votre inscription en versant la somme de 100 € sur le compte de l’ANTA  BE10 0013 6816 6004 en spécifiant votre nom
et  « Stage de novembre »

 

 

Un nouveau stage dans le viseur avec PATRICK COURTOIS

L’ANTA est heureuse  de vous proposer son tout prochain stage
qui se déroulera comme d’habitude à la
Marlagne, le samedi 11, dimanche 12, et lundi 13 novembre 2017.
Nous avons la chance d’avoir pour la  1ère fois à l’ANTA, Patrick Courtois, acteur, metteur en scène et comédien, vivant à Paris et qui accepte de venir animer notre groupe sur un thème particulier  » La Folie ». (Les infos précises sur ce thème seront publiées prochainement) 
Il nous viendra spécialement de Paris où il joue actuellement « Le chat et la mouette » . Quelques jours de repos pour passer un moment en famille à Namur et bien sûr le stage de l’ANTA.
Vous en saurez plus sur ce très sympathique  artiste en consultant son site:    http://patcourtois.wixsite.com/patrickcourtois

Le prix du stage de 3 jours s’élève à 100 € par personne et comprend outre la participation à la formation, le café ou thé à l’accueil, le repas complet de midi plus une collation et boisson à 16 h .
Les journées débutent à 9,30 h et se terminent à 17,30 h ou 18 h.
Le payement est à effectuer sur le compte de l’ANTA : BE10 0013 6816 6004

Le nombre de places étant limité à 15, les inscriptions sont prises en considération par ordre d’arrivée de payement.
En cas de désistement 10 jours avant le stage, aucun remboursement n’est possible sauf raison grave ( cela va de soi)

Pour l’ANTA
Colette Ronsmans et JP HURET

 

 

 

 

 

Rapport sur un stage fait de précieux petits riens

Pour ce stage d’été, Philippe Vauchel, a pris le pari de faire sortir la bête qui est en nous. Mais point question de rugissement ! L’enjeu était d’y arriver sans rien faire, sans rien dire en scène, ou si peu. Une économie de paroles, pour mieux comprendre qu’il y a de la vie dans le vide et qu’il s’y joue toujours quelque chose.
On note d’emblée que notre maître de stage utilise régulièrement deux mots : « carrément » et « crapuleux »… Et bien, nous demander d’exister sur scène à partir de rien, a pu prendre des allures de torture carrément crapuleuse (mais délicieuse), pour les théâtreux habitués que nous sommes, de nous appuyer sur un texte, connu au rasoir (dans le meilleur des cas), ou encore nos déplacements.
Plusieurs bêtes veulent s’enfuir en comprenant que c’est d’improvisation dont il sera question. Mais la crainte devient vite exaltante pour qui accepte la peur du vide, et on en redemande ! En bourreau attentif et bienveillant, Philippe Vauchel ne lâche pas la bête sans indication.
Il nous conseille de nous aider de points fixes où ancrer le regard et de créer autour de ceux-ci. Les exercices individuels et collectifs d’improvisation se succèdent et nous bousculent en nous imposant de nous dépouiller du « cérébral ». Oser appeler la bête dans l’arène sans avoir la moindre idée de ce qu’elle va y faire, pour qu’elle jouisse enfin de toute sa liberté. Les exercices se complexifient lorsqu’outre les points fixes, c’est une phrase, une onomatopée, voire un son qui est imposé.
Ne rien faire pour être résolument présent ! Presque une philosophie de vie, dans une société hyperactive et connectée dans laquelle ne rien faire est associé à une petite mort. La mort, que Philippe Vauchel évoque souvent, pour en rire et faire rire.
Lorsque le stagiaire bute et se sent bête, Philippe Vauchel monte sur scène, montre l’exemple et mouille la chemise. Il s’amuse alors à faire lui-même le et la bête, tout en suggérant ce qui aurait pu s’improviser à partir d’une poêle à frire ou une chaise. Il imite et exprime tout haut, avec des attitudes clownesques, les dialogues intérieurs déchirant le stagiaire ne sachant quoi faire d’une phrase imposée, voire, de lui-même. Cette bête-là fait mouche à chaque fois ! Une réplique ou une anecdote toujours à propos et fulgurantes et les rires fusent. Illustration parfaite de ce que se faire entendre en peu de mots est souvent la marque des grands.
Au gré de nos échanges, on s’interroge sur comment définir la bête. Mais la bête supporte mal l’enfermement, à fortiori d’une définition. On lui a alors permis de se déchainer dans des exercices plus expansifs tels que le « salut, comme au cirque ». Plusieurs groupes viennent présenter une performance volontairement dérisoire, sans rien d’autre que des cris excessivement enthousiastes. Les tableaux qui défilent nous plongent dans l’hilarité générale et les applaudissements sincères.
Notre maître dans l’art de l’infiniment proche, affectionne également les instants suspendus et l’exercice dit du « musée intime ». Philippe Vauchel, dont la maison doit avoir des allures de musée de l’insolite, a amené de chez lui une multitude d’objets servant aux exercices. En une fraction de seconde, ils servent à la création d’une ambiance tamisée pour une parenthèse légère et enchantée où chaque bête est invitée à improviser un souvenir.
Bref, nous avons ri et rugi, crié et chuchoté … il est même arrivé, instant précieux s’il en est, que nous nous soyons tus, mais tous ensemble !

Lorraine Montellier
Présidente des Homards de Vinci